Sécuriser son serveur Linux

Sécuriser Linux

securiser linuxCe guide va vous apprendre à sécuriser un serveur et donc vous initier aux thématiques de la sécurité informatique. En quoi est-ce important ? Par définition, un serveur est ouvert sur le monde, un minimum de sécurité est donc intéressant afin de se prémunir des attaques les plus simplistes.

La marche à suivre sera donc la suivante :

  • présentation des failles ;
  • présentation des outils pour y pallier.

Bien entendu, je ne fais pas un cours complet de sécurité informatique, ce tutoriel est une initiation. Pour faire simple, c’est un peu comme fermer les volets la nuit.

Point de vue matériel, voilà ce qu’il vous faudra :

  • un serveur embarquant une distribution xBuntu ou Debian (pour les autres distribs, le principe sera le même, mais les commandes risquent d’être différentes) ;
  • un accès root (en ssh par exemple) et une console.

Tout le tutoriel se passe en ligne de commande afin de pouvoir être accessible à tous. Comme il faudra éditer des fichiers, veuillez vous assurer d’avoir un éditeur de fichier en ligne de commande (j’utiliserai personnellement nano qui est très simple).

C’est parti !

Filtrer le trafic via le firewall

Présentation

Le firewall (pare-feu en français) est l’élément indispensable pour sécuriser son serveur. Il va en effet filtrer tout le trafic en n’autorisant que les échanges permis par l’administrateur. Sans firewall correctement réglé, tous les trafics sont plus ou moins permis (c’est-à-dire qu’un attaquant peut faire ce qu’il veut chez vous) et ce genre de faille est détectable par un simple scan de ports.

Or, le noyau Linux offre déjà un pare-feu à l’utilisateur, qu’il est possible de configurer via le logiciel iptables (normalement contenu dans /sbin/iptables). S’il n’est pas installé :

apt-get install iptables

Nous allons maintenant détailler le fonctionnement d’un firewall – relativement simple. Un firewall analyse tout le trafic et vérifie si chaque paquet échangé respecte bien ses règles (critères de filtrage). Donc, il suffit de spécifier de bonnes règles pour interdire tout trafic superflu.

Les critères peuvent être divers (filtrer les ports, les protocoles, les adresses IP, etc). De base, nous allons spécifier nos règles sur les ports. Bien entendu, il faut être le plus strict possible quant au choix des règles ; c’est pourquoi, par défaut, tout firewall se règle en premier lieu en bloquant tout, absolument tout. Ensuite, nous allons « ouvrir » (autoriser le trafic) certains ports que nous voulons utiliser (par exemple pour un serveur web, nous allons ouvrir le port 80 afin que le site web soit accessible).

Déclaration des règles

Filtrage intégral

Suit la marche à suivre pour créer les règles :

1. Créons le script :

nano /etc/init.d/firewall

Et on y écrit : #!/bin/sh

2. On efface les règles précédentes pour partir sur de bonnes bases :

iptables -t filter -F
iptables -t filter -X

3. On bloque par défaut tout le trafic (si vous êtes en ssh, bien entendu, n’exécutez pas encore le script !) :

iptables -t filter -P INPUT DROP
iptables -t filter -P FORWARD DROP
iptables -t filter -P OUTPUT DROP

4. On ne ferme pas les connexions déjà établies :

iptables -A INPUT -m state --state RELATED,ESTABLISHED -j ACCEPT
iptables -A OUTPUT -m state --state RELATED,ESTABLISHED -j ACCEPT

Nous indiquons avec les paramètres -m et --state de ne pas fermer les connexions qui sont déjà établies.

5. On autorise le loopback (on ne va pas se bloquer nous-mêmes !)

iptables -t filter -A INPUT -i lo -j ACCEPT
iptables -t filter -A OUTPUT -o lo -j ACCEPT

Note : lo signifie localhost (le serveur lui-même).

Tout est bloqué, il ne nous reste plus qu’à ouvrir les ports utilisés.

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Comment configurer IPTables sur un serveur Linux

25/09/2026 Categories: Réseau, Sécurité Tags: , , Aucun commentaire

Source: youstable

Pour configurer IPTables sur un serveur Linux, définissez des politiques par défaut, autorisez le trafic essentiel (SSHAutorisez les connexions HTTP/HTTPS, puis bloquez toutes les autres. Enregistrez et conservez ces règles avec iptables-save ou iptables-persistent (Debian/Ubuntu) ou iptables-services (RHEL/Alma/Rocky). Testez depuis une seconde session pour éviter les blocages et consultez les journaux d’erreurs pour faciliter le dépannage.

Configurer IPTables sur un serveur Linux est une compétence essentielle pour un hébergement sécurisé en 2026. Ce guide vous accompagne pas à pas : fonctionnement d’IPTables, configuration sécurisée, règles courantes, NAT/redirection de ports, persistance des paramètres après redémarrage et dépannage. Que vous utilisiez un VPS, un serveur dédié ou une instance cloud, vous découvrirez une méthode de configuration de pare-feu adaptée à la production.

Qu’est-ce qu’IPTables et comment ça fonctionne ?

IPTables est le pare-feu espace utilisateur Linux qui interagit avec Netfilter au niveau du noyau. Il analyse les paquets à l’aide de tables (filtrage, NAT, masquage) et de chaînes (entrée, sortie, transfert, préroutage, postroutage) en appliquant des règles qui correspondent à des critères et déterminent les actions à entreprendre (accepter, bloquer, rejeter). En 2026, de nombreuses distributions Linux utilisaient nftables en interne, mais la compatibilité avec iptables-nft restait largement disponible.

Aperçu rapide : Flux de règles de bonnes pratiques

  • Définir les politiques par défaut sur DROP.
  • Autoriser le trafic de bouclage et le trafic établi/connexe.
  • Autoriser SSH (avec des limites de débit) et les ports de service requis (par exemple, 80/443).
  • Autoriser éventuellement le protocole ICMP (ping) avec des limites.
  • Augmentez la fréquence des chutes de journalisation à un rythme raisonnable pour une meilleure visibilité.
  • Respectez les règles et testez-les minutieusement.

Prérequis et liste de vérification de sécurité

  • Accès root ou sudo sur votre serveur Linux.
  • Deux sessions sont ouvertes (par exemple, SSH + console) pour éviter le verrouillage.
  • IP de votre managemachine à ment (à mettre sur liste blanche si nécessaire).
  • Disponibilité des forfaits :
    • Debian/Ubuntu : iptables, iptables-persistent ou netfilter-persistent
    • RHEL/Alma/Rocky : iptables, iptables-services (optionnel), firewalld (si vous préférez un outil de plus haut niveau)
  • Sachez si vous utilisez iptables-legacy ou iptables-nft :
    • Debian/Ubuntu : update-alternatives –config iptables
    • RHEL 8/9 : iptables est par défaut une surcouche de nftables ; les commandes fonctionnent toujours sauf si vous supprimez la compatibilité.

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iptables Tutorial: A Beginner’s Guide to the Linux Firewall

Source: phoenixnap

All modern operating systems include a firewall, an application that regulates network traffic to and from a computer. Firewalls use rules to control incoming and outgoing traffic, creating a network security layer.

iptables is the primary firewall utility program developed for Linux systems. The program enables system administrators to define rules and policies for filtering network traffic.

In this tutorial, learn how to install, configure, and use iptables in Linux.

Introduction to a guide on how to secure your Linux system with iptables.

Prerequisites

  • A Linux system.
  • A user account with sudo privileges.
  • Access to a terminal window/command line.

What Is iptables?

iptables is a command-line utility for configuring the built-in Linux kernel firewall. It enables administrators to define chained rules that control incoming and outgoing network traffic.

The rules provide a robust security mechanism that defines which network packets can pass through and which should be blocked. iptables protects Linux systems from data breaches, unauthorized access, and other network security threats.

Administrators use iptables to enforce network security policies and protect a Linux system from various network-based attacks. Lire la suite…

iptables command in Linux

Source: geekforgeeks

iptables is a Linux command-line firewall tool used to control and secure network traffic by defining packet-filtering rules. It works with the Netfilter framework in the Linux kernel to decide whether packets are accepted, dropped, or forwarded.

  • Controls incoming, outgoing, and forwarded traffic based on IP addresses, ports, and protocols.
  • Uses tables, chains, and rules to define how network packets should be handled.
  • Performs actions such as ACCEPT, DROP, REJECT, or FORWARD when packets match rules.
  • Helps protect servers and networks by allowing trusted traffic and blocking unauthorized access.

Core Components of iptables

iptables works using a structured model consisting of tables, chains, rules, and targets.

Tables in Iptables

Tables are collections of chains that define how packets should be processed for specific purposes, iptables uses different tables for handling various types of packet processing.

  • filter: Default used table for packet filtering. It includes chains like INPUT, OUTPUT and FORWARD.
  • nat: Related to Network Address Translation. It includes PREROUTING and POSTROUTING chains.
  • mangle: For specialised packet alteration. Inbuilt chains include PREROUTING and OUTPUT.
  • raw: Configures exemptions from connection tracking. Built-in chains are PREROUTING and OUTPUT.
  • security: Used for Mandatory Access Control

Built-in Chains of Tables in Iptables

Chains are ordered lists of rules that determine what action should be taken when a packet matches certain conditions. Each table contains predefined chains

  • INPUT: A set of rules for packets destined to localhost sockets.
  • FORWARD: For packets routed through the device.
  • OUTPUT: It is locally generated packets, meant to be transmitted outside.
  • PREROUTING: It is used for modifying packets as they arrive.
  • POSTROUTING: IIt helps in modifying packets as they are leaving.

Rules

Rules are the conditions applied to packets within chains. A rule matches a packet if it meets certain criteria. Common criteria include:

  • Source IP address: Blocks or allows traffic coming from a specific computer or device. Example: Stop all traffic from 192.168.1.100.
  • Destination IP address: Blocks or allows traffic going to a specific computer or device. Example: Allow traffic only to 10.0.0.5.
  • Protocol type: Filters traffic based on the type of communication, like TCP (web), UDP, or ICMP (ping).
  • Port number: Controls access to certain services or programs on a computer. Example: Allow web traffic on port 80 but block SSH on port 22.

Targets (Actions)

Targets specify what happens when a packet matches a rule:

  • ACCEPT: Allow the packet to continue its path.
  • DROP: Silently discard the packet with no response.
  • REJECT: Discard the packet but send an error response to the sender.
  • QUEUE: Send the packet to userspace for custom processing.
  • RETURN: Stop processing the current chain and resume at the previous chain.

Example:

Imagine you want to block SSH from a specific IP but allow all other traffic:

iptables -A INPUT -p tcp --dport 22 -s 192.168.1.100 -j DROP
  • Chain: INPUT
  • Protocol: TCP
  • Destination Port: 22 (SSH)
  • Source IP: 192.168.1.100
  • Target: DROP

Output:

This rule drops incoming SSH connections from 192.168.1.100 while letting other traffic pass normally.

Syntax

iptables [options] [chain] [rule specification] [target]
  • options: Specifies the action to perform (like adding, deleting, or listing rules)
  • chain: Defines where the rule is applied (INPUT, OUTPUT, FORWARD)
  • rule specification: Conditions to match packets (protocol, port, IP address, etc.)
  • target: Action to take on matched packets (ACCEPT, DROP, REJECT)

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How to configure virtual hosts in Apache HTTP server

25/09/2026 Categories: Logiciel Tags: , Aucun commentaire

Source: Xmodulo

Virtual hosting refers to the technique that allows a physical server to host more than one website domain (e.g., site1.com, site2.com). Virtual hosting is prevalent in shared web hosting environments, where typically hundreds or more of websites or blogs are packed on a single dedicated server to amortize server maintenance cost.

You are not a web hosting company? Sure, virtual hosting can still be useful to you. For example, you can place multiple websites of yours on one VPS that you rent out, saving on your VPS cost. To serve multiple domains on a VPS, you just need to configure as many virtual hosts on its web server, and point the domains to the static IP address of your VPS.

Due to its usefulness, virtual hosting is supported by all modern web server software such as Apache, Nginx, Lighttpd, IIS. In this tutorial, I will demonstrate how to create and enable virtual hosts in Apache HTTP server under Linux environment. There is slight difference in the configuration between Debian-based and Red Hat-based systems. I will highlight the difference along the way.

Before I start, I assume that Apache HTTP server is already installed on your Linux server. If you haven’t, refer to our tutorials for Debian or Red Hat based systems, and install Apache server before proceeding.

As an exercise, let’s create a virtual host for domain abc.com on Apache web server.

Step One: Create Document Root Directory for Abc.com Domain

Start by creating a directory which will hold the web pages for abc.com. This directory is known as « document root » for the domain. Following the common practice, let’s organize all document root directories under /var/www, and name them after the corresponding domains. Also, create a dedicated log directory for abc.com under /var/log.

$ sudo mkdir /var/www/abc.com
$ sudo mkdir /var/log/apache2/abc.com (Debian, Ubuntu, Mint)
$ sudo mkdir /var/log/httpd/abc.com (Fedora, CentOS, RHEL)

Create a test webpage for the domain:

$ sudo vi /var/www/abc.com/index.html
<html>
  <head>
    <title>Welcome to Abc.com</title>
  </head>
  <body>
    <h1>Sample page</h1>
    This page is powered by Apache Virtual Host!
  </body>
</html>

Change the ownership of the document root directory to the user that Apache web server runs as.

On Debian, Ubuntu or Linux:

$ sudo chown -R www-data:www-data /var/www/abc.com

On Fedora, CentOS or RHEL:

$ sudo chown -R apache:apache /var/www/abc.com

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